Je n’ai jamais su me freiner face à l’amour. Je l’ai toujours vécu avec une intensité effrayante. Ce sentiment urgent qu'un beau matin l’autre m’oubliera et ne m’aimera plus.
Je suis comme piégée dans un cercle répétitif. Une existence saccadée comme l'éclat vertical des feux de circulation et des gyrophares.
Je suis née avec une soif d’appartenance, et pourtant, tout au long de ma vie, je n’ai jamais été l’élue de quelqu’un. A ma naissance, il paraît que mes mains sont les premières choses qui furent formées et que, dès mes premiers cris, je quémandais déjà l’amour.
Dans ma vie, je porte ma tristesse en sous-titre.
Je déteste ne pas pouvoir oublier ou choisir mes fardeaux. Ne pas être comme mon père, disparu suite à la maladie, mais comme ma mère, persistante face à la noirceur de l’éternité et l’abandon de sa bonne étoile. Benjamine de ma famille, je suis une mesure d’adaptation pour mes amours et une réserve spéciale pour mes amitiés.
Je n’ai pas mes oreilles pour décorations: je sais écouter. Mais l’autre pense que je ne prête attention qu’aux cris étouffés. Puisque je ne sais pas parler sans briser ma voix, j’ai pour martyre et pour arme, le silence.
Je voudrais savoir comment déposer mes armes. Avoir les pieds sur terre. Et ne plus ressentir le feu m’entourer.
Belle plume
ReplyDeleteC’est très beau ce que tu écris et comme à chaque fois tes mots disent tout haut ce que d’autres pensent tout bas.Lire Perdrose et ressentir la saudade♥️
ReplyDeleteUne belle plume…bravo!
ReplyDelete"Je porte na tristesse en sous-titre"
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