Tohu-bohu...

                           

 

           De mon existence, je n’ai jamais su nommer les couleurs m'entourant. Tout a toujours été un peu gris, comme un temps de traîne refusant de laisser aller sa douleur.  Je prends donc moi aussi tout qu'avec qu'une goutte de peur. Je passe tellement de temps dans ma tête que souvent le son de ma voix m'est étranger. Faut croire que mon trauma ne vient pas du refus des autres mais du mien.

           L’amitié tout comme l’amour, je les ai vécu comme une décorporation, encore observatrice jamais participante. Pour préserver la version du monde extérieur intacte, je ne possède pas de miroir dans ma chambreJe me vis à travers l'autre comme un vieux livre parfois oublié. Au recoin d'une bibliothèque réservé aux plus dévoués de lecture, où survivent les béguins et l'innocence de l'éternité.  

             Je coche des casiers là où j'observe l'ascencion des autres. Qui saura voir au-delà de mon intelligence? Savoir que je vis la vie qu’avec des réponses toutes faites ?Quel pourcentage de sourire dois-je répandre sur mes lèvres face à une situation donnée? Dois-je répondre ou dois-je m'abstenir?  Je suis un robot entrainé par mon entourage. Je n’ai seulement qu’une peau hachurée à offrir avec des marges d’incertitudes. Et le B-A ba des sentiments m’échappe encore car, je ne sais pas assimilé les désirs du coeur. 


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